L’Arête de Poisson

Oyez ! Oh Yeah !!!

Qu’est-ce qui s’trame ici ? Z’avez croisé Melo & ses dreads ? De la bonne vibe en Personne ! Des lustres que sa frimousse me tartine des galettes 100% décibels et de pleins bocks de café noir. Blog blog le web : y a du monde sur le post à links ! Sous le capot de ma Combi-Viper noir mat ronronne un chaudron bouillonnant dans lequel, cette semaine, j’ai versé le contenu d’une fiole à vacarme étiquetée d’un joli poisson tout d’arêtes vêtu. Je claque la portière, épargnant miraculeusement ma cape, et, talons au plancher, j’écrase le klaxon à propulsion. Démarrage en trombe : ON. Direction Delicious Capharnaüm.

A peine extirpée du dérapage gravier-projecteur de la V10, je flanque une bonne volée à mes sapes, frictionne la poêlée de spaghetti qui m’sert de crinière. Tchak ! Une de mes oreilles manque de se détacher, alléchée par l’onctueuse fumée sonore qui s’échappe d’une des meurtrières en triangle. Patiente écoute…puis j’hurle de joie, m’emprisonne fermement les ouïes au creux des moufles, et fonce dévaster la lourde du Manoir Enchanté d’un bon gros vlang féroce. Une flopée de marches en colimaçon me toise, s’étirant des oubliettes jusqu’au sans-plafond. J’empoigne le pommeau de mon aspirateur, me cale de biais sur son corps teckellique, réactive la roto-brosse à quatre reprises. Kof kof vr vr vrrrrrrr. L’engin décolle, surpris, manche en avant, tuyau au vent.

J‘enquille les 25 étages et stoppe net : une salle immense, éblouissante taverne de tags superposés, dont le mobilier massif, en lévitation, propose une large palette de coloris ardents à t’en roussir la prunelle. J’me dégote un coin d’cheminée pour garer l’animal à fil rétractable. Soudain les dalles explosent face à ma fraise en gelée. Elles se mettent ensuite à tourbillonner. Je dégouline du dance-floor, m’affale en puzzle, extatique. Mon fidèle aéro-jumper accourt et observe, brosse inclinée, les fragments osseux de ma carcasse se réencastrer maladroitement, les uns après les autres. Gloussant et marmottant, je replace mes hanches, renclenche péniblement mes bras. Mes bottes, qui enserraient jusque-là le plus affectueusement du monde mes petons trempés et estourbis, décident soudainement de s’carapater sur la rampe spiralesque de l’interminable escalier central. Plusieurs fois je frôle la fissure de citrouille. Formidaaable, une interlude ! Flanc plaqué sur une banquette rouge tomate, je tente de reprendre enfin mon souffle, haché menu. Znört, ma nuque remet ça ??!

Fait foif ! Z’ai foif ! Ils doivent bien avoir une piscine par ici, au moins une mare à têtards. Faut que j’plonge, que j’nage, que j’détende un brin tous ces muscles méga-tétanisés avant de pouvoir songer à les démêler. LE BAR !?! Coudes-bourrade des danseurs, tango d’évitement. J’accoste finalement le comptoir en twistant, m’y amarre. Un pingouin coiffé d’une tête d’ourson en peluche me sert une grande rasade d’Akkafoo et son Chim Chim en porcelaine m’offre un ridicule petit gâteau porte-bonheur. Crac. Je le déroule-retourne : « il fait un temps magnifique dans le jardin, surtout à l’ombre des rosiers géants ». Cronch. Je remercie.

Affalée sur mon tube à effraie, je file à présent tel le raz d’paliers vers le rez-de-chaussée . C’est qu’j’ai une fringale d’acier, moi ! AAAAH, cuisine droit devant ! Bah ça alors, tiens donc, des portes battantes !?! Fiiiichtre. SchpangBadavlangBeugnePronk. De l’entrée j’hume l’incroyable bouquet du dessert, les cils scellés d’émoi. Tantôt chouette, tantôt fouine, je m’incruste, piste et localise le bocal à nectar, tant convoité. Je parviens même à le subtiliser avant l’arrivée des elfes de maison, nique à ma rouille. Il est grand temps de disparaître.

Survolant le tintagellant panorama je me fourre une tartine de confiture d’arêtes de poisson dans le toaster. Trop d’la balle ! Je lance la Vipe en mode planche automatique, crapahute vers la banquette arrière, la rabats. J’entreprends alors de fourgonner le coffre moussu et grouillant. Je grinche, plonge, peste, replonge, puis dégote enfin le kit de flacons de survie, ou de surdité c’est selon. J’y dépose avec soin le précieux flacon parfaitement revissé. 25 ans d’âge lui aussi. Détonnant.

_ En route, Turbogazelle à Mazout !

Les pieds sur le volant je me tourne gentiment les pouces, une belle rose pleine d’épines entre les dents. Je la ferai sécher entre les pages de mon deaf note. ; )

Oh oh Fishbone !! I’m entirely bilingual et ne va pas t’imaginer n’importe quoi ! Soyons claires, Zigomarine, le remix de « toréador » (llooll) n’est pas franchement mon truc, mais Give A Monkey A Brain… est à écouter inlassablement, rempli de pépites de poisson irradié – MeloP.

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