Teen (pop) Anger

Plop ! Après deux semaines d’un long suspense soporifique, heureusement entrecoupé par un savoureux post de ma comparse, tout le monde, ou simplement Personne, se demande forcément ce qui a bien pu arriver dans le jardin, ce matin-là, pendant le petit déj’. Je rappelle les faits : luminosité excessive du soleil éblouissant la brume, petits yeux piquants, café en cours, chant du coq.

Bon bah pas de panique, j’vous cale même un ralenti : la mug, à l’effigie de Dracuuul’-Oldman, la joulie mug, encollée de paillettes multicolores, cette splendide mug, pourtant trophée fétiche des dernières vacances bâclées au camp des apprentis potiers, bref qu’est-ce qu’on s’en fout sauf que la dite grande tasse a finalement choisi de venir s’écraser sur un tronc d’arbre, pile juste au dessus du regard un rien offusqué, et amer, du plumé cocoricaquetant. Wah bah …chouette alors ?

Penses-tu, rien du tout, parce que la Sardine de hululeuse que j’ai roupillait tout son saoûl dans le coffre de la combi-viper (un coffre immense, mais immense, z’avez pas idée de l’étendue d’la grotte ! Une caverne, que dis-je une caverne, un véritable temple à barda). Ça aura donc eu le mérite de remuer la couenne à ce gros matou de Bersek ? Non plus. Imperturbable, au chaud dans son nid de longs poils, il faisait son yoga mou sous la table, dos contre l’herbe, ses paluches chahutant les pans aériens de la nappe en dentelle. Totale recale.

Melo et Oma se sont alors regardées pendant trois longues secondes.1, 2, 3. Pas une de plus. Vachement intense ! Puis Melo a levé les yeux au ciel, en signe de consternation absolue, et l’autre, la grincheuse en tenue d’Addams, a pincé le bec en figeant sa moue dans un brouillon de colère limite contenue. De la grimace à sutures qui se fendillent, made by Frankenstein. Notes que, déjà, à la base, ça n’est pas très beau, une sorcière. Nan, nan, j’t’assure. N’empêche, c’est seulement lorsque tu la vois bien véener que tu réalises comment ça peut être extrêmement doux une risette de chauve-souris avant morsure.

Quand à notre arból, victime momifiée (en même temps un marronnier c’est relativement statique comme cible), il en a direct lâché une volée de feuilles en marmonnant it’s a lot. Moralité : tant monte la cruche au créneau qu’à la fin c’est l’automne.

Mmh, mouais, je ne suis pas persuadée que les clips ça soit exactement leur point fort aux depechemodistes. Faut remettre dans le contexte, hein, old times etc, m’enfin j’suis pas dingue de leur image. Pour les textes et la mélodie en revanche, c’est plutôt simple et carré comme affaire. Un son à briser la vaisselle, froid comme une banquise de déchets informatiques en transe, et d’un coup la voix, nappage organique, se pose dessus avec assurance, paroles à l’appui. Il y a quelque chose de très glacé et bon là-dedans. Tu mets une poignée d’écrous dans ton sunday caramel et la crème à la vanille contre-attaque.

Soudain tu t’interroges et avant que la semelle de tes godasses ne se décolle et que je la prenne sur le post, bonne semaine !

+ un gadget dans la lessive : de 1984 Depeche Mode à 2009 Muse, ou Comment s’amuser pendant les play-backs.

Dites-moi pas qu’c’est pas vrai…Y’en a même que j’avais oublié ! Bon ok sur le coup j’adhère, pas à l’intégralité, cependant, j’admets la capitulation… jusqu’à la prochaine fois. Mais… (bah oui y a quand même un mais), pour t’entendre crier au sacrilège, je te balance une interprétation à laquelle je ne suis pas insensible. MeloP

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