Un piaf sur l’câble, un ivrogne dans l’choeur

Namasté, Peuple Zigomaphonique !

Je m’étais levée d’humeur bucolique et joviale dans une ambiance propice au dialogue et à la légèreté de qui s’éprend d’un rouleau compresseur, d’un lance-roquette, et d’un casque anti-bruit au moment du petit déjeuner. No coffee, no glory. Du coup je n’ai pas vu l’homme de ma vie, et je me suis méchamment éclatée dessus. Le bougre a riposté. Sévère : en musique!

J‘en déduis depuis ce matin-là qu’il peut pleuvoir des flocons dans ma tête et que du chocolat chaud emplit alors mes veines. C’est facile, easy, trop simple pour être vrai : un bon vieux 33tr d’un concert de 1970. (Waoooh quel power, mon ami, t’es déjà en train de te demander comment qu’il se nomme l’asile de fous où je crèche ? Tsss, nope my friend) J’ai entendu de la lumière, yes, enfin j’ai surtout imaginé les 600.000 allumettes (z’avaient pas de briquets au siècle dernier ?) qui saluaient l’apparition sur scène d’un mec brillant, le plus détendu des super-héros alors âgé de 35 ans, un type capable de te bercer en te racontant le monde sans que tu finisses pour autant par ressembler à un bisounours lobotomisé, un poète à la voix sombre et mélodieuse, un chanteur lucide et cohérent qui manie le verbe, le sujet, et même le complément, l’adjectif, l’adverbe, autour de sa barque : <;<; Like a bird on the wire / like a drunk in a midnight choir / I have tried / in my way / to be free./ Like a worm on a hook / like a knight from some old fashioned book / I have saved / all my ribbons / for thee >;>;. Tu te laisses flotter doucement pendant que ça clignote sous ta carafe, les notes te baignent et t‘étreignent, les mots se déposent sur tes paupières.

Comme le magistral Higelin (que j’eus le bonheur d’admirer et d’écouter pendant pas loin de trois généreuses heures liiiiiive), Leonard Cohen aime parler à son public, lui raconter des anecdotes, lui dire ce qu’il pense. Et ça te met des pépites dans le cigare : « A man who eats meat wants to get his teeth into something. A man who does not eat meat wants to get his teeth into something else. If these thoughts interest you for even a moment, you are lost.« 

Sainte Janis, par delà tes immenses lunettes rondes, toi tu sais bien pourquoi un max de coussins-nuages ont été aménagés autour du tien. Septième ciel.

Aloha et surtout n’oubliez pas ; )

J’vais juste provoquer le scandale ! Non vraiment, Cohen, c’est pas pour moi, je n’en apprécie qu’une infime partie. Moi si tu me parles de guitare sèche, de voix lancinante et hallucinante, j’te sors mon bon vieux Bob pour une battle en règle !! MeloP

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s