Off The Record : The Cure

Assis-e par terre, adossé-e au mur, si tu contemples tes lacets puis le plafond sans vraiment chercher de fourmis ou d’araignées, que tu fredonnes des mots et les laisses rouler dans une ligne de basse, que tu papillonnes, t’étripes ou pétilles en sirotant d’la mélodie de six-cordes, que tu lévites avec le tempo parce que vivre c’est d’abord attendre avant de croître à nouveau, si un coin de sourire se faufile alors sur ta moue pendant que ton minois cultive les yeux en friche, here comes THE CURE. Cheers!

première pelle

[ZigomaD] 1984, un drôle de courant alternatif avait déjà envahi le poste et la pop anglaise. Abandonnée près de la chaîne hifi par mon frangin, une grande galette, on appelle ça un maxi 45 tour –yes, vinyle baby!– tourna plusieurs fois sous le sillon, cette après-midi-là, miaulant d’la contrebasse et du piano. J’en voulais de ce mélange, de ce son, de cette voix, et pas qu’un peu.

[MeloP] Toum doum tititi tititi tiiittiiiitiiii ! I ♥ cats 2. Moi, la première des premières écoutes fut Boys Don’t Cry qui dès l’effleurement de gratte me retourna direct. Par contre j’sais plus quand, ni avec qui. 

[ZigomaD] Et schpaf, la tête sur la porte! The Head On The Door donc, ou la complète découverte d’un groupe extralternapop new wave gothic rock dark wave postpunk, bref que des bons ingrédients. J’ai exploré la merveilleuse galette avec un gigantesque appétit : enfouie dans leurs ondes comme un chaton dans un carton.

[MeloP] La tête DANS la porte (et avec élan en plus), la mouille écrasée au fond de l’armoire, atterrissage dans l’imaginarium d’une silhouette hirsute. Jonchée sur des geta, prête à suivre à petits pas légers, cette voix proposant moultes vadrouilles intimistes. 

[ZigomaD] Ensuite je balance pêle-mêle un bonbon twistitubant, une respiscalade, du downbeat planant, un shot de gratte, une drum poursuite (dès 1:17), l’irréelle cavalcade, un réveil mécanique. Tu parles d’une cure! Un véritable remède, viscéral, vital, et il me fallait absolument toutes leurs notes, tous leurs mots, toutes ces fioles.

[MeloP] Spa faux. 

forceps

[ZigomaD] J’ai dévoré en vrac tous leurs albums et compilations parus entre 1979 et 1989, mais après avoir consommé le double album Kiss me kiss me kiss me (dont une spirale me restera pour toujours lovée sous la carafe), j’ai peu à peu commencé à décrocher.

[MeloP] J’aimerai dire le contraire mais… cet album, pourtant attendu, ne m’a pas convaincu du tout. D’ailleurs j’crois que j’ai éliminé ce vynil.  

[ZigomaD] Une dernière Lovesong, cependant Disintegration n’a pas fusionné avec mes globules rouges.

[MeloP] J’me suis arrêtée sur The Kiss. J’ai rangé les disques, enfilé un jogging-nuisette et fait la chenille enroulée dans ma couette.

rappel

[ZigomaD] Jamais vu en live, pas cherché à y aller non plus. J’adorais errer dans leur musique, penser, ne pas penser, observer, fermer les yeux, faire le videUn refuge autour du poste à cassettes ou de la platine (et sinon, non, je n’ai pas encore de dentier!). Je les écoutais plus volontiers seule.

[MeloP] En y repensant, je crois que j’avais une mauvaise opinion de ce qu’ils pouvaient donner sur scèneCependant je le rappelle ici (c’est la rubrique), j’aurais vu ce live de The Kiss, je me serais précipitée.

[ZigomaD] J’ai enfin cessé de remuer ma fourche dans la malle à tubes et à reprises et hop : Lullaby, If Only Tonight I Could Sleep, A Forest, plus un duo de ghost dandies The Last Thing You Should Do.

[MeloP] Et aussi I’m Not In Love ou Witchcraft. J’dis ça, j’dis rien!

triceps

[ZigomaD] Les mélodies, la voix de Robert Smith, la guitare, la basse, les tignasses et le make-up aussi. Et puis leur spanish touch comme sur The Blood ou The Caterpillar.

[MeloP] Oui, except les cheveux et le maquillage dégoulinant, j’apprécie toujours leurs strange-mélodies, leur pop planante.

[ZigomaD] Mélancolie passagère, bulles de tristesse suspendues dans le vent, voguer de Strange Days à Love Will Tear Us Apart et vice et versa, puis rejaillir, enfin, sautiller de joie et gazouiller sous la pluie.

[MeloP] Tu veux dire butiner la vie, curieusement se retenir de distribuer des baffes à nos congénères? Mince… devenir Charlotte Aux Fraises? J’passe mon tour, trop dangereux. J’les écoute désormais rarement mais cette replongée m’a fait un bien fou. 

[ZigomaD] Encore deux petites vidéos ?

Easy Cure I Just Need Myself

Easy Cure I Want To Be Old

the end

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